En un quart de siècle, la Belgique a connu de profondes mutations démographiques

Courrier hebdomadaire du Crisp N°2162-2163
Une analyse fouillée de la dynamique de la population (migrations, fécondité, mortalité) et de ses structures (répartition selon l’âge, le sexe, l’état civil, la taille des ménages) dans les communes belges depuis 1980. Ils s’appuient sur les recensements de la population effectués en 1991 et en 2001. L’étude révèle des phénomènes nouveaux. L’augmentation de l’immigration en Belgique, à mettre en relation avec l’extension de l’Union européenne, a entraîné une croissance de population qui contraste avec celle des pays voisins.  Une nouvelle géographie démographique émerge également, dessinant de nouveaux espaces, dont l’axe Bruxelles-Arlon. Enfin, le rôle des villes dans la redistribution de la population se confirme et même se renforce : la ville attire les jeunes en âge d’émancipation, mais la pression immobilière croissante amène toujours plus de ménages à préférer d’autres espaces pour y vivre.
Jean-Pierre GRIMMEAU, Jean-Michel DECROLY, Isaline WERTZ . 
La démographie des communes belgesCourrier hebdomadaire n° 2162-2163   www.crisp.be – info@crisp.be

Coopération culturelle

COMMUNIQUE DE PRESSE

Culture: Des subventions flamandes pour les associations francophones en Flandre?

De Haan (Belgique), le 25 Janvier 2013 – “En concluant un accord de coopération culturelle avec la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Flandre vient de réaliser un fort joli coup!”, peut-on lire dans le dernier numéro des “Nouvelles de Flandre”, organe de l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF).

Et à l’APFF de poursuivre: “On sait que la Flandre était régulièrement pointée du doigt parce qu’elle refusait de signer un accord culturel avec les francophones de Belgique, alors qu’elle avait signé un tel document avec d’autres pays ou régions francophones, notamment avec la France et le Québec. Raison invoquée par la Flandre pour expliquer son refus : pas question, au nom du sacro-saint principe de territorialité, que la Fédération Wallonie-Bruxelles puisse profiter d’un accord culturel pour soutenir les associations culturelles francophones en Flandre.

Qu’à cela ne tienne, après une guerre d’usure qui aura duré des années, la Flandre a réussi à convaincre Fadila Laanan de céder sur le principe de territorialité. La ministre francophone de la Culture déclarant dans La libre Belgique: ‘Nous avons finalement accepté ce principe. Je préfère, en effet, un accord peut-être plus restreint qui empêche par exemple de répondre directement aux demandes des francophones de Flandre, mais c’est un accord qui peut grandir’.

Nous sommes à la fois déçus parce que l’accord ne suit pas la recommandation du Conseil de l’Europe qui préconisait que les problèmes culturels de la minorité francophone en Flandre soient réglés par cet accord. Mais, maintenant que le principe de territorialité est respecté, nous sommes également intéressé par la perspective d’un financement des activités francophones par la Flandre elle-même. C’est pourquoi nous avons demandé à Madame Laanan de nous préciser quelques points.”

“Principe de territorialité”, “subventionnement des activités culturelles francophones en Flandre”, “réciprocité” et “censure” sont les thèmes abordés dans l’interview publiée dans les “Nouvelles de Flandre” et sur notre site internet.

“Ce serait mentir que de dire que nous avons été convaincus par les réponses de Madame Laanan. Beaucoup trop de points sensibles sont restés sans réponse. Par contre, nous continuerons d’être attentifs à l’idée de subventions flamandes pour les associations francophones. C’est une idée à creuser.

Nous avons été séduits par l’intervention dans le journal Le Soir, quelques jours avant l’annonce de l’accord, de Jan Reynaers, ex-contrôleur flamand des lois linguistiques. ‘Le respect des minorités passe par un accord culturel entre nos deux Communautés, pour permettre la subsidiation par la Communauté flamande des initiatives francophones. (…) La Communauté française devrait accepter qu’elle n’est pas compétente sur le territoire flamand. Dès ce moment, la Flandre n’aurait plus aucune excuse pour ne pas signer un accord culturel. Et si accord il y a, la Communauté flamande n’aura plus d’excuse pour ne pas subsidier des activités francophones sur son territoire.’

Contact a d’ores et déjà été pris pour en discuter.”