La scission de BHV divise les francophones de Flandre

BelgiqueC’est la rentrée. Et à quelques mois des élections, les partis politiques, derrière le rideau des discours préélectoraux, vont tout doucement s’attaquer à la constitution des listes électorales. Une tâche qui s’annonce ardue, puisque, l’an prochain, l’électeur sera convoqué pour élire à la Chambre, dans les régions et communautés, ainsi qu’au Parlement européen. Et, nouveauté, il n’est plus question de placer un même candidat sur deux listes différentes. L’exercice s’annonce particulièrement délicat (voire explosif) en périphérie bruxelloise puisque depuis les dernières élections, le fameux arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde a été scindé. Les problèmes qui s’y poseront aux partis francophones seront les mêmes que ceux qu’affronteront les partis flamands dans la capitale.

Lire la suite : La Libre du 17 septembre 2013.

Des banques “belges” très flamandes…

Banques belges-1

Les grandes banques “belges” sont dirigées quasi-exclusivement par des Flamands: Johan Thijs pour KBC, Jos Clijsters pour Belfius, et Rik Vandenberghe pour ING. BNP Paribas Fortis a comme CEO Max Jadot, “étiqueté” francophone, mais bien qu’il soit parfait bilingue, il sera probablement bientôt remplacé par le Flamand Stefaan Decraene, ex-dirigeant de Dexia, groupe bancaire tristement célèbre pour ses deux faillites successives, sous la direction de ce personnage.

Chez Belfius (détenue à 100 % par l’Etat belge, et donc censé respecter un certain équilibre linguistique), tous les membres du comité de direction sont Flamands: Jos Clijsters (ex-dirigeant de Fortis au moment de la scandaleuse faillite de ce groupe bancaire et assurance), Dirk Gyselinck, Erich Hermann (erronément qualifié de francophone par la Libre), Luc Van Thielen, Dirk Vanderschrick, et Johan Vankelecom.

Quant aux banques de taille moyenne comme Argenta ou Delta Lloyd, elles sont aussi dans les mains de dirigeants Flamands. Cette main-mise flamande sur la secteur financier est aussi flagrante au sein de Febelfin, la fédération du secteur bancaire dirigée par le Flamand Michel Vermaerke.

Ce constat implacable n’est pas sans conséquence sur le recrutement du personnel, et sur les décisions relatives à ce que ces dirigeants flamands appellent les “départs naturels”: la cooptation entre Flamands jouent un rôle primordial. Inutile d’être bilingue: il faut être Flamand. Selon le journal Le Soir, “Cela créerait un sentiment de frustration auprès des francophones et aussi un certain exode”. Etonnant, non?

Source: La Libre :”Des banques très flamandes…”

Stade national: la N-VA souhaite l’utilisation du néerlandais

“Cela peut se faire en mettant certaines conditions, par exemple relatives à l’utilisation du néerlandais.”
Le ministre flamand des Sports et de l’Aménagement du Territoire, le N-VA Philippe Muyters souhaite que l’aménagement du futur stade national, qui sera situé en Flandre, s’accompagne de “conditions” sur “l’utilisation du néerlandais”, une prise de position qu’a relativisée jeudi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort.

Alors que le Vlaams Belang a annoncé qu’il attaquerait juridiquement le projet aux côtés des riverains de Grimbergen, commune sur laquelle sera érigé le futur stade, Philippe Muyters a souligné mercredi dans Terzake (VRT) la nécessité de les associer au projet. Il a évoqué le besoin de venir avec un soutien sur place. “Cela peut se faire en mettant certaines conditions, par exemple relatives à l’utilisation du néerlandais”, a-t-il dit.

Détails sur : La DH

Immobilier: Bruxelles devient impayable

Benoit Cerexhe craint un “exode” des Bruxellois vers la périphérie.
Les prix de l’immobilier en Belgique ont-ils atteint un plafond ? Des experts l’affirment. Pour Benoit Cerexhe, bourgmestre de Woluwe Saint-Pierre, il n’en est rien. “ La hausse des prix continue à Bruxelles en 2013”. La situation du marché de la capitale serait “unique” en Belgique pour deux raisons : le boom démographique et l’arrivée constante d’une “population internationale qui dispose d’importants moyens” . “ Les fonctionnaires européens préfèrent rester dans les 19 communes plutôt que d’aller en périphérie” , constate l’ancien ministre bruxellois. C’est excellent pour l’économie bruxelloise et son caractère international, mais cela pousse les prix de l’immobilier vers le haut.”

Dilbeek veut empêcher la diffusion du périodique francophone Carrefour

Dilbeek verfransingLe collège des bourgmestre et échevins de la commune flamande de Dilbeek a déploré jeudi l’envoi par la liste Union des Francophones (UF) de la périphérie du périodique politique “Carrefour” chez les habitants de cette commune limitrophe de la Région-bruxelloise. Le bourgmestre Willy Seghers (N-VA) entend évoquer ce sujet lors de la prochaine réunion des communes flamandes de la périphérie pour y examiner si une action commune est envisageable.
Dilbeek dit avoir reçu plusieurs plaintes d’habitants qui ont reçu cette publication unilingue francophone dans leur boîte aux lettres.

De l’aveu du bourgmestre N-VA, il n’existe aucune base légale pour empêcher la diffusion de cette publication dans sa commune étant donné que tant B-Post que les autres sociétés de distribution sont dans l’obligation de distribuer ce qui leur est transmis.

Pourquoi pas interdire en Flandre l’accès aux sites francophones sur Internet. Les tentatives de vie en vase clos de la Flandre sont pitoyables !

Le citoyen au service de l’administration

Martine Fournier (CD&V), bourgmestre de Menin, a décidé d’imposer un code de comportement linguistique strict afin de lutter contre la francisation de sa ville. À partir du 1er janvier, le personnel de l’Hôtel de Ville sera obligé de parler néerlandais aux citoyens qui se présentent aux guichets.

Face aux habitants qui ne comprendraient pas la langue de Vondel, les fonctionnaires de la ville frontalière devront utiliser des pictogrammes ou s’exprimer par signes. Et seulement si ces méthodes ne fonctionnent pas, les employés de l’Hôtel de Ville auront le droit de passer à une autre langue à condition de stipuler qu’il s’agit là d’une mesure tout à fait exceptionnelle.

La bourgmestre de la ville située à deux pas de la France estime que l’utilisation du français y dépasse les bornes. “La ville est habitée par de nombreux Français et Wallons qui ont pris l’habitude d’être servis en français. Mais c’est inacceptable”.

Fournier admet que la procédure peut se révéler complexe pour le personnel au guichet qui pourrait tout simplement passer au français pour aider les citoyens ne maîtrisant pas le néerlandais. “Bien sûr que c’est la méthode la plus facile. Mais c’est justement le fond du problème : nous ne pouvons pas passer à une autre langue à tout bout de champ. Notre ville est en train de se franciser complètement et ce n’est pas ce que nous voulons”. Elle ajoute tout de même que le personnel fera une exception pour les urgences médicales.

Bien entendu, l’initiative de la bourgmestre de la ville frontalière a été saluée par le ministre flamand de l’intégration Geert Bourgeois (N-VA) qui la qualifie d’”excellente idée”. “Il est clair que le néerlandais est la langue de l’administration en Flandre et qu’il faut l’utiliser lorsqu’on s’adresse aux citoyens” a-t-il déclaré au Nieuwsblad.