Parlement européen : vers un siège unique

“Une nouvelle fois, les anti-Strasbourg ont obtenu gain de cause”, déplorent Les Dernières Nouvelles d’Alsace au lendemain de l’adoption par la commission des Affaires constitutionnelles du Parlement, par 22 voix contre 4, d’un rapport demandant que les députés européens puissent choisir eux-mêmes le lieu de leurs sessions plénières.

Le quotidien strasbourgeois écrit que le rapport, “lancé à l’initiative d’élus notoirement anti-Strasbourg” et “qui n’a pas de valeur législative”, demande que les chefs d’Etat et de gouvernement, seuls à pouvoir décider, à l’unanimité, de changer le siège d’une institution, cèdent cette prérogative au Parlement lui-même. Une majorité solide d’élus européens conteste les déplacements mensuels à Strasbourg. Et c’est là, justement, qu’ils devraient approuver ce rapport lors de leur session plénière de novembre prochain.

A Londres, le Daily Telegraph, jamais tendre envers les institutions européennes, soutient plutôt la position de la commission des Affaires constitutionnelles, et souligne l’impact sur l’environnement des deux sièges du Parlement européen : Les allers-retours constants entre Bruxelles et Strasbourg, au nombre de deux ce mois-ci, rejettent l’équivalent de 20 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

Allons voir si la mer n’est pas plus bleue sur la Côte d’Opale

De plus en plus de belges fran­co­phones, las­sés par la Côte belge (pardon flamande) et le mauvais accueil qui leur est souvent réservé, en sont convain­cus. Sur la Côte d’Opale, pas de barres d’im­meubles en front de mer. Cette ré­gion plus sau­vage, plus pré­ser­vée et de surcroît francophone est nettement moins chère. Dès lors, 6 à 8 ache­teurs de ré­si­dences se­con­daires sont belges. A Coxyde cette année, les affiches “à vendre” ont fleuri aux fenêtres, à dix kilomètres de la frontière française. Thierry de Séjournet, vendeur pour l’agence immobilière La Terrasse, analyse : “Il y a beaucoup de choses à vendre, et en ce moment, le temps de vente est plus long. Les affiches restent donc plus longtemps. Nous avons connu une baisse sur le marché : les prix ont chuté de 10% sur la digue et de 20% en dehors de la digue”.


Les Belges délaissent la côte belge pour la côte d’Opale.

Le péage bruxellois divise la majorité

Le cdH juge la comparaison avec Londres erronée. La majorité est plus divisée que jamais sur le dossier du péage de la Capitale.

EmbouteillageLe secrétaire d’Etat bruxellois à la Mobilité va un peu vite en besogne en se positionnant dès aujourd’hui en faveur d’un péage urbain. C’est le point de vue affolé de Benoît Cerexhe, chef de groupe CDH au Parlement bruxellois, pourtant ancien ministre et membre de la majorité régionale. Dans le cadre d’un voyage d’étude à Bordeaux, Bruno De Lille (Groen) avait en effet plaidé pour l’instauration rapide d’un péage forfaitaire même s’il préférait le principe, plus juste, de la tarification au kilomètre. Celle-ci n’est techniquement pas applicable dans les dix ans et il faut donc se résoudre au péage “à la londonienne” pour résorber le trafic auto dans la capitale, estimait-il. Il rappelait, sur base d’une étude dont on attend toujours les résultats finaux, qu’une telle mesure pourrait rapporter quelque 300 millions d’euros nets à la Région. Autant de moyens à réinjecter dans la politique de mobilité à Bruxelles.

Les opérateurs télécoms vont devoir ficher leurs clients

TéléphoneUn pro­jet d’ar­rêté royal pré­voit que les opé­ra­teurs agis­sant en Bel­gique gardent en mé­moire pen­dant un an toutes les don­nées re­la­tives aux com­mu­ni­ca­tions té­lé­pho­niques, aux mails, au surf sur In­ter­net. Le flicage des citoyens se met en place … Ce projet sur la « conservation des données » prévoit, sous couvert de lutte contre le terrorisme et la grande criminalité, de surveiller tous les habitants du royaume. SMS, courriels, appels téléphoniques fixes, mobiles ou via Internet : chaque fournisseur en télé-communications (Belgacom, Telenet, Voo, Base, Mobistar…) devra conserver les données de ses clients pendant au moins un an. A l’exception de son contenu, la justice et les services de renseignement pourront obtenir tous les détails d’une communication.

Baisse sérieuse des ventes d’appartement à la côte

Côte belgeLe marché de la vente d’appartements à la Côte belge connaît une baisse sérieuse. On a vendu cette année 12% d’appartements de moins que l’an passé, rapportent jeudi les quotidiens De Standaard et Het Nieuwsblad.
L’offre d’appartements est surabondante à la Côte et la demande connaît une forte baisse, ce qui a pour conséquence logique une baisse des ventes de ce type de biens. Et ce alors que le nombre total d’appartements vendus dans toute la Flandre a lui connu durant les six premiers mois de l’année une hausse de 2,12% par rapport à la moyenne des dix dernières années.

“Plusieurs communes côtières réclament une taxe de deuxième résidence ou l’ont augmentée”, explique Mathieu Verwilghen de Century 21, qui possède 25 agences immobilières à la Côte. “Cela fait hésiter les gens: est-ce que je dois encore y investir mon argent? Et surtout, ces personnes préfèrent aujourd’hui aider leurs enfants à acheter leur première maison, car ces enfants éprouvent souvent des difficultés à obtenir un prêt auprès des banques.”

Les affiches à vendre se multiplient dès lors le long de la Côte. “Cela varie selon les communes”, précise Mathieu Verwilghen. “Chez nous, nous dénombrons en moyenne 4 à 8% d’appartements à vendre en plus que l’an passé.”

Mais malgré cela, les prix de ces appartements, eux, ne diminuent pas. “En moyenne vous payez 256.000 euros pour un appartement à la mer, soit 0,2% de plus que l’an passé”, explique John Romain de Immotheker. Cela s’explique notamment par le fait que le secteur immobilier tente de maintenir l’offre la plus basse possible durant la crise.

Geert Bourgeois condamné à payer 40.000 euros

Le ministre flamand des Affaires intérieures Geert Bourgeois (N-VA) a été condamné par le tribunal de première instance de Bruxelles à payer 40.000 euros de dommages et intérêts matériels et moraux à la bourgmestre non-nommée de Crainhem Véronique Caprasse (FDF). Le ministre a indiqué qu’il allait interjeter appel de cette décision.

Véronique Caprasse n’a pas été nommée par le ministre, ayant fait savoir à ce dernier qu’elle n’était pas disposée à se conformer à l’interprétation flamande des lois linguistiques.

La FDF a saisi le tribunal civil afin d’exiger un dédommagement de 35.000 euros – la différence entre son salaire de premier échevin et celui qu’elle aurait empoché si elle avait été nommée bourgmestre – ainsi que 10.000 euros de dommages moraux.

Le tribunal a suivi Véronique Caprasse pour le dédommagement de 35.000 euros mais a revu les dommages moraux à la baisse, à 5.000 euros. Selon le juge, le ministre avait pour seul but de contrôler si Caprasse se plierait à l’interprétation de la Région flamande, dans ses circulaires, des lois linguistiques fédérales et y a ainsi trouvé un prétexte pour ne pas la nommer. Véronique Caprasse a dès lors été « discriminée ». Le juge a estimé abusives les motivations pour ne pas nommer Véronique Caprasse. Le tribunal a ajouté que la région n’était pas compétente pour interpréter les lois linguistiques. Le ministre a indiqué qu’il allait interjeter appel de cette décision, jusqu’à la Cour de cassation.