La Cour constitutionnelle enterre «Wonen in eigen streek»

Le Soir du 8 novembre 2013

« Restrictions aux libertés fondamentales »

La Cour Constitutionnelle avait été saisie de plusieurs demandes d’annulation de ces restrictions, dénoncées comme un moyen d’empêcher les francophones d’acquérir des logements en Flandre. Elle avait décidé d’interroger la Cour de Justice de l’Union européenne. En mai, celle-ci avait estimé que «l’existence d’une telle procédure revient, en réalité, à interdire à certaines personnes d’acheter ou de louer pour plus de neuf ans des terrains et des constructions érigées sur ceux-ci». «Dès lors, ces dispositions constituent des restrictions aux libertés fondamentales dont la justification doit être établie», avait-elle jugé. La justice européenne avait rejeté la justification de la nécessité de satisfaire les besoins immobiliers de la population autochtone la moins fortunée dans les communes cibles, comme avancée par le gouvernement flamand.

Conformément à cette décision, la Cour constitutionnelle a annulé jeudi les principales dispositions du texte.

Les flamands surreprésentés au top des entreprises belges

Les chiffres exclusifs révélés ce jeudi par Trends-Tendances sont implacables : dans les entreprises comptant plus de 100 employés, les flamands dominent les francophones à tous les postes clés.

Trends-Tendances s’attaque ce jeudi à un sujet tabou : la domination flamande dans les entreprises à vocation nationale. Les chiffres exclusifs issus de la base de données du Trends Top le démontrent : les postes-clés sont largement trustés par des flamands. Bien souvent, les francophones doivent se contenter des miettes.

A la tête des grandes entreprises basées en Belgique (plus de 100 employés), on retrouve deux fois plus de CEO flamands que de CEO francophones. La proportion est identique au niveau des comités de direction. Tous les autres postes stratégiques sont eux aussi dominés par des flamands. 70 % des directeurs financiers, 71 % des directeurs juridiques, 71 % des directeurs marketing, 73 % des responsables des ressources humaines, 74 % des directeurs commerciaux… sont flamands.

“La vision de la N-VA est idéologique et oublie un million de Bruxellois”

Bruno TobbackLa vision communautaire de la N-VA est idéologique et extrêmement académique, et ne tient pas compte de ce que veulent un million de Bruxellois et les germanophones, a jugé Bruno Tobback, président du sp.a dont le bureau s’est réuni lundi.
Le président des socialistes flamands a rappelé que son parti avait déjà exprimé son idée d’une fédération composée de 4 entités il y a plusieurs années. Dans ce modèle, les Régions reçoivent une autonomie importante mais sont aussi tenues de coopérer. Il n’y est nullement question d’une scission de la sécurité sociale qui serait, selon M. Tobback, “totalement inefficace”.

Le président du sp.a partage l’idée selon laquelle le prochain gouvernement doit présenter un profil socio-économique clair. “Mais cela comporte les deux mots. Nous voulons une diminution de charges pour assurer la sécurité des emplois mais pas d’une réforme fiscale qui détériorera la situation des gens aux revenus modestes. Les propositions fiscales de la N-VA relèvent d’une théorie économique qui signifie un recul pour les familles et les personnes qui travaillent”, a-t-il expliqué.

Plus tôt dans la journée, l’Open Vld et le CD&V ont également fait part de leurs réserves à propos des textes de programme que la N-VA a présentés la semaine passée et qu’elle soumettra à ses membres.