Bruxelles, ville la plus espionnée au monde

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JustelipseLe système téléphonique du Conseil de l’UE et du Conseil européen a été piraté depuis un bâtiment à Zaventem. D’après le “lanceur d’alerte” Edward Snowden, auteur des révélations sur le réseau Prism, les États-Unis désignent les autorités européennes comme des “cibles à attaquer”. Des pays qui peuvent donc être espionnés.

La National Security Agency (NSA) est plus active en Allemagne que dans n’importe quel pays de l’Union européenne : un demi milliard d’appels téléphoniques, d’e-mails et de SMS y sont analysés chaque mois. Mais d’après le journal allemand Der Spiegel, c’est Bruxelles qui pourrait bien obtenir la triste palme de la ville la plus écoutée au monde.

Double capitale , Bruxelles avait déjà été visée auparavant. En 2003, le bâtiment Justus Lipsius, qui abrite le Conseil de l’UE, a été victime d’espionnage. Des micros avaient été dissimulés dans le bâtiment.

Rebelote en 2006, avec l’affaire Swift, la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication. Cette société coopérative de droit belge, implantée en périphérie de Bruxelles, à La Hulpe, gère des informations sur des transactions bancaires mondiales.

Ces données avaient été exploitées secrètement par la CIA et le Trésor américain sans aucune base juridique. La justice belge avait estimé que Swift présentait des garanties suffisantes et a abandonné les poursuites judiciaires. Par le passé, la Grande-Bretagne a également été accusée d’espionner la Belgique à des fins économiques.

Les dernières révélations font état d’incidents à répétition en 2008, au sein des systèmes de maintenance du système téléphonique du Justus Lipsius, qui abrite également depuis 2004 le Conseil européen. Continuer la lecture