DéFI lance une pétition “pour que la Belgique reconnaisse enfin ses minorités nationales”

Source : 7sur7

DéFI a annoncé lundi le lancement d’une pétition “pour que la Belgique reconnaisse enfin ses minorités nationales”. Par voie de communiqué, DéFI a fait savoir qu’il ambitionne de récolter les 25.000 signatures nécessaires afin de forcer le débat au Parlement fédéral pour que l’État belge ratifie sans réserve la Convention-Cadre du Conseil de l’Europe pour la protection des minorités.

Lutter contre la francisation de Knokke-Heist”: un activiste sème la pagaille dans un magasin Lidl

Source : 7sur7.be

La police de Knokke-Heist est intervenue dans un magasin Lidl de la ville, ce vendredi après-midi. Le militant flamand Jef Elbers (74 ans) y menait une action “pour contrer la francisation de Knokke-Heist”. Le septuagénaire a notamment renversé un présentoir, mais a réfuté tout acte de vandalisme.

“Je suis Jef Elbers. J’entreprends cette action parce que j’ai averti trois fois Lidl qu’ils n’ont pas le droit de mettre de la publicité en français. Ils ne comprennent pas, alors…” Dès son entrée dans le magasin Lidl de Knokke-Heist, vendredi dernier, l’activiste affiche ses intentions.

Très vite, un membre du personnel intervient pour inciter l’homme à se calmer. “Non, non, vous ne me touchez pas”, crie Jef Elberts avant de renverser une palette de café sur le sol. “Il ne s’agit pas de vandalisme, mais de la défense du caractère flamand de Knokke-Heist. Le temps de ‘Monsieur Lippens’ est terminé (…) Personne ne me touche en toute impunité”, lance-t-il. “La police va venir (…) Je ne suis pas dangereux, pas armé et en possession de toutes mes facultés mentales (…) J’ai vu la francisation de Bruxelles, de Hal et de Zaventem. C’est pourquoi je suis venu vivre à Knokke-Heist. Je ne veux pas que ça commence ici aussi.”

Cédric, commerçant francophone, victime de racisme à Ostende

Source : RTL Info publié le 05 août 2022 à 06h00

Samedi dernier, le mouvement nationaliste flamand Voorpost a placardé la boutique de Cédric avec son autocollant. Encore ébranlé par son vécu, il nous contacte via le bouton orange Alertez-nous.

Cédric, 50 ans, tient un pop-up store éphémère à Ostende. Il y vient tous les étés depuis quatre ans pour vendre des Lego et des Playmobil à la pièce. En hiver, il se rapatrie vers la capitale où il participe alors au marché de Noël. Originaire des Ardennes, Cédric se dit pourtant bien intégré à Ostende: “J’ai le contact très facile avec les gens”.  

Tout se passait à merveille une fois de plus cette année, jusqu’à un samedi du mois de juillet. Trois hommes entrent alors dans la boutique en clamant en néerlandais: “Ici on est en Flandre, ici on parle flamand!“. Cédric n’était pas présent, c’est un de ses amis ainsi que sa mère qui tiennent le magasin. Son ami essaye alors de comprendre la raison de la venue des fauteurs de troubles mais, déterminés à ne pas lui adresser la parole, ils placardent leur autocollant jaune et noir NEDERLANDS sur la vitrine de la boutique, le tout devant des clients. Ils partent ensuite d’eux-mêmes.

“Ça me blesse dans mon humanité” 

Cédric ne reviendra sur place qu’après le week-end: “Heureusement que je n’étais pas là parce que je ne sais pas comment ça se serait terminé” dit-il. C’est la première fois que ce type d’intimidation a lieu, jamais auparavant il n’avait vécu pareille situation. Une fois le choc passé, la stupéfaction laisse place à l’incompréhension: “Depuis quatre ans je suis à Ostende et tout le monde me connait (…) Je ne suis pas bilingue mais je fais tous les efforts du monde avec les personnes qui parlent néerlandais, et puis je parle anglais“. Cédric précise que chaque information inscrite sur sa vitrine est traduite en néerlandais ainsi qu’en anglais. “Pour moi c’est de la violence psychologique et de l’intimidation, ça me blesse dans mon humanité (…). J’ai été victime de racisme, un peu comme si on avait peint une étoile jaune sur ma vitrine” insiste-t-il …/…

…/… La crainte s’installe ensuite, petit à petit, dans les jours qui suivent l’incident: “J’avais envie de fermer la boutique” nous confie-t-il. Il avoue craindre une attaque personnelle, “mais je me suis repris, on m’a dit ‘Tu vas pas leur donner raison, ce n’est qu’une bande de cons’”

Un curé de Wemmel refuse l’enterrement d’une fillette parce qu’elle est francophone.

Sans doute une nouvelle conception de la charité chrétienne.

Source : https://www.7sur7.be du 04/08/2022

Un curé de Wemmel, une commune flamande à facilités de la banlieue bruxelloise, a refusé l’accès à son église à une famille francophone frappée par la mort d’une petite fille de deux ans, sous prétexte qu’elle est francophone. Dans une publication sur Facebook, repérée par Sudinfo, l’administrateur des pompes funèbres qui ont pris en charge les funérailles de l’enfant a partagé sa colère. “J’ai honte d’être belge.”

Olivier Vandenhoute, administrateur de pompes funèbres à Wemmel, ne mâche pas ses mots.

“Dans le cadre de mon activité, j’ai pris en charge les funérailles d’une petite fille de deux ans et demi d’origine africaine. La famille, effondrée, m’a demandé de lui transmettre les coordonnées de l’église proche de chez eux, église qui se trouve au centre de la commune de Wemmel”, écrit Olivier Vandenhoute sur Facebook. “Un coup dur de plus, le curé ne veut pas d’eux dans son église car ils ne sont pas néerlandophones. La religion a-t-elle maintenant une couleur linguistique? L’Église se plaint de la perte de paroissiens, mais quand on voit ce qui s’y passe, c’est compréhensible et inadmissible”, fustige-t-il.

“Le francophone est de moins en moins le bienvenu à Wemmel”

Olivier Vandenhoute de poursuivre. “Imaginez la douleur de ces parents qui viennent de perdre un enfant et qui cherchent à lui rendre un dernier hommage digne, de se retrouver comme des moins que rien à la porte de leur église. Il est clair que dans les communes à facilité comme Wemmel, le francophone est de moins en moins le bienvenu. Et ce n’est pas la première fois que nous sommes confrontés à ce type de problème. L’année dernière, une famille francophone a dû assister à une messe de funérailles en néerlandais, sinon, la célébration ne pouvait pas se faire. Bravo à l’église qui se déculotte face au flamingantisme d’un bourgmestre. Moi-même bilingue depuis toujours, je deviens honteux d’être belge”, conclut Olivier Vandenhoute.

Le bourgmestre de Wemmel: “Les francophones sont les bienvenus”

Interrogé par Sudinfo, le bourgmestre de Wemmel Walter Vansteenkiste rappelle qu’il existe deux églises dans sa commune: l’une néerlandophone, l’autre francophone. L’édile précise que l’Église n’est pas tenue de respecter le régime des facilités. Walter Vansteenkiste assure que les francophones sont les bienvenus dans sa commune et qu’il contactera le curé en question si la famille le lui demande.

Amende salée pour De Lijn, qui fait rouler ses bus polluants à Bruxelles.

Source : Belga
Trends Tendances
De Lijn continue à faire rouler des véhicules polluants dans la zone de basses émissions (LEZ) établie à Bruxelles et doit donc payer cette année quelque 35.350 euros pour 101 amendes. C’est ce qui ressort d’une réponse de la ministre flamande de la Mobilité Lydia Peeters (Open Vld) à une question du député Groen Stijn Bex. Le sujet est évoqué samedi par Het Laatste Nieuws.
Depuis 2019, les véhicules diesel de la norme Euro 2 ne peuvent plus pénétrer dans la LEZ (“low emission zone”) en Région bruxelloise. Les véhicules de l’armée et les véhicules prioritaires ne sont pas concernés, mais il n’y a pas d’exception pour les bus de la société de transports publics flamande. Au total, De Lijn écope de 101 amendes, pour un montant total de 35.350 euros. Les règles seront encore plus strictes à partir du 1er janvier puisque les véhicules de la norme Euro 3 seront également bannis.
La ministre Peeters a déclaré qu’une commande doit être finalisée en 2020. Après cette livraison, les véhicules Euro 2 seront mis hors service. Il restera alors 450 véhicules de la norme Euro 3, qu’un plan tentera tant que possible de maintenir en dehors de la LEZ. Il restera alors une dizaine de ces véhicules non conformes à la LEZ en circulation.

Asse sanctionne les commerçants qui parlent français

Selon une information du quotidien Het Laatste Nieuws, le conseil communal, dirigé par une majorité CD&V-N-VA, vient de modifier le règlement du marché. Désormais, les vendeurs du marché sont tenus de communiquer par écrit uniquement en néerlandais, et de s’adresser oralement en néerlandais à leurs clients.
Dans les faits, il s’agit surtout de contrer l’utilisation croissante du français, Asse accueillant de plus en plus d’habitants bruxellois. “Nous sommes et restons une commune néerlandophone et c’est pourquoi nous souhaitons vivement encourager l’utilisation de notre langue”, explique l’échevine Sigrid Goethals (N-VA), chargée de la gestion flamande, au Laatste Nieuws. “Grâce à l’utilisation du néerlandais, l’intégration des nouveaux venus dans la société et sur le marché du travail est une réussite”, ajoute-t-elle.

Les gardiens de la paix seront chargés de vérifier que les vendeurs du marché s’adressent bien en néerlandais à leurs clients. L’accent sera d’abord mis sur la sensibilisation, mais la commune n’hésitera pas à prendre des mesures envers les commerçants récalcitrants qui refuseraient de parler le néerlandais. “Ceux qui refusent délibérément d’utiliser le néerlandais risquent une sanction. Nous pouvons alors révoquer leur licence.”
La commune d’Asse n’en est pas à son coup d’essai. Il y a quelques mois, les nouveaux venus inscrits au cours de néerlandais s’étaient déjà vu remettre un pin disant ” Spreek NL met mij aub ” (Parlez-moi néerlandais, s’il vous plaît) afin que les commerçants s’adressent à eux dans la langue de la commune.
Rappelons que l’emploi des langues, en Belgique ne peut être réglementé que pour les contacts administratifs et judiciaires. Entre citoyens, cet emploi est complètement libre.

Le Conseil d’Etat annule le refus de nomination des bourgmestres de communes à facilités

Source : 7sur7.be du 02/07/2019

Le Conseil d’État a annulé mardi la décision de la ministre des Affaires intérieures flamandes, Liesbeth Homans, de refuser la nomination des bourgmestres des quatre communes à facilités de Rhode-Saint-Genèse, Wezembeek-Oppem, Drogenbos et Linkebeek. 

Selon la nouvelle loi communale, cet arrêt rendu mardi par la chambre bilingue de la Haute instance emporte automatiquement la nomination définitive des intéressés à la fonction de bourgmestre, à savoir Pierre Rolin (Rhode-Saint-Genèse), Frédéric Petit (Wezembeek-Oppem), Alexis Calmeyn (Drogenbos) et Yves Ghequiere (Linkebeek).

Les auditeurs francophone et néerlandophone de cette instance de recours avaient recommandé à celle-ci d’annuler la décision prise par la ministre de la formation nationaliste flamande, en février dernier.

A l’initiative de Mme Homans, le gouverneur du Brabant flamand, Lode De Witte avait envoyé des convocations électorales, en vue des élections communales d’octobre dernier, en néerlandais, aux habitants des communes à facilités de la périphérie de Bruxelles. Les majorités politiques de quatre des six communes à facilités avaient aussitôt décidé d’envoyer malgré tout elles-mêmes des convocations, mais en français pour les habitants francophones qui se sont fait enregistrer dans le rôle linguistique français pour recevoir durant quatre ans leurs documents administratifs dans la langue de Voltaire.

Le motif de la décision flamande jugé “inadéquat”

Cette démarche est conforme à deux arrêts du Conseil d’Etat qui a précisément estimé, en 2014, que les habitants francophones des communes à facilités qui souhaitent recevoir leurs documents administratifs en français peuvent les obtenir à partir d’une seule demande valable durant quatre ans.

Les autorités flamandes estimaient que leur législation prévalait. Celle-ci impose aux francophones des communes à facilités de demander une traduction dans leur langue maternelle, à chaque envoi de document qui doit leur être adressé en néerlandais. Dans ses arrêts 245.052, 245.053, 245.054 et 245.055 rendus mardi, le Conseil d’état leur a donné tort jugeant ce motif de la décision flamande “inadéquat”.

“L’assemblée générale de la section du contentieux administratif confirme ainsi l’interprétation qu’elle a donnée antérieurement aux lois sur l’emploi des langues en matière administrative dans ses arrêts du 20 juin 2014 en ce qui concerne l’emploi des langues par une autorité locale à l’égard de particuliers dans les communes périphériques, qu’elle a déjà rappelée à de nombreuses reprises depuis, et que le gouvernement flamand ne peut ignorer”, a souligné la chambre bilingue du Conseil d’Etat.

La candidature de la Belgique au Conseil de sécurité de l’ONU menacée ?

De Haan, le 18 avril 2017 – “Alors que la Belgique est en pleine campagne pour tenter de décrocher un siège au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2019-2020 et accéder ainsi au principal organe de décision onusien, les prises de position de la Flandre et des nationalistes flamands de la N-VA en particulier, dans plusieurs dossiers touchant de près aux droits de l’homme et à la lutte contre les discriminations, pourraient jouer en défaveur de la candidature de notre pays”, peut-on lire dans le dernier numéro des “Nouvelles de Flandre”, publié par l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF).

Au directeur de l’APFF, Edgar Fonck, de poursuivre: “Qui dit lutte contre les discriminations, dit lutte contre les discriminations linguistiques et protection des minorités.

Le premier dossier, où le moins que l’on puise dire c’est que la ministre flamande des Affaires intérieures, Liesbeth Homans (N-VA), ne fait pas preuve de beaucoup d’esprit démocratique, c’est
le refus de nommer Damien Thiéry (MR) au poste de bourgmestre de Linkebeek, sous prétexte qu’il a envoyé les convocations électorales en français aux francophones de sa commune.

Dans son rapport d’analyse de la situation, le Congrès des pouvoirs locaux du Conseil de l’Europe qui a envoyé deux représentants sur place, début février, rappelle que ‘le Congrès a affirmé de manière constante, que la non-nomination d’un bourgmestre proposé par le conseil communal, comme le prévoit la législation flamande sur les communes, est contraire à la Charte’. Il souligne que le système de nomination des bourgmestres en Région flamande paraît peu compatible ‘avec les principes démocratiques élémentaires’. Depuis, un second candidat-bourgmestre francophone à Linkebeek, Yves Ghequière, a été écarté pour des raisons similaires.

Deuxième dossier qui a retenu également l’attention du Conseil de l’Europe: l’utilisation du français lors des conseils communaux. Là encore le rapport d’analyse du Congrès des pouvoirs locaux du Conseil de l’Europe rappelle, n’en déplaise à Madame Homans, qu’il a déjà adopté une résolution et une recommandation sur la question en 2008 dont il ressort que ‘les lois linguistiques belges telles qu’interprétées et appliquées par les autorités flamandes dans les communes dites à facilités entravent la participation des citoyens francophones à la vie politique locale’. Le Congrès précise avoir recommandé de ‘revoir les lois linguistiques notamment quant à leur application dans les communes dites à facilités’ afin de permettre l’usage des deux langues lors des conseils communaux.

Autre sujet de polémique: les attaques ciblées menées par la N-VA contre Unia (ex-Centre interfédéral pour l’égalité des chances). Selon le journal De Standaard: ‘l’agenda caché de la N-VA depuis des années est un centre pour l’égalité des chances propre à la Flandre. Le parti veut peser politiquement sur le fonctionnement et la vision d’un tel centre’. Il n’est peut-être pas inutile de rappeler qu’Unia a dénoncé l’absence d’organe compétent pour traiter des discriminations linguistiques et s’est dit prêt à accepter cette mission supplémentaire. Qui plus est, Unia est appelé à jouer un rôle important dans le futur Institut national des droits de l’homme (INDH).

Face à l’obstination des nationalistes flamands qui ne veulent pas entendre parler de minorité francophone sur leur territoire et qui sont au pouvoir tant au niveau régional que fédéral, il n’est pas certain que notre ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR), réussisse à convaincre ses pairs de soutenir la candidature de la Belgique au Conseil de sécurité.

En effet, d’aucuns auront perçu un décalage entre la situation sur le terrain et les propos de Monsieur Reynders lorsqu’il lance à la tribune de l’ONU: ‘la Belgique s’est engagée à veiller à la cohérence entre son action internationale, et le respect des droits de l’Homme à l’intérieur de ses propres frontières et au sein de l’Union européenne. Comme je l’ai confirmé lors de la présentation de
notre bilan dans le cadre de l’Examen périodique universel, c’est un engagement auquel je veille personnellement’.”
Pour plus d’informations

Nous vous renvoyons au numéro 84 (avril 2017) des “Nouvelles de Flandre”. Ce numéro peut aussi être consulté sur notre site internet (http://www.francophonie.be/ndf).
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