L’Etat fait une fleur de 25 millions à KBC

L’état fait un cadeau de 25 millions à “de bank van hier” (c’est quand même 1 milliard de FB !) Détails sur : lecho.be

kbc“Estimant le combat perdu d’avance, l’État belge ne fait rien pour récupérer 25 millions perdus dans les CDO de KBC. Koramic vient pourtant de récupérer 17,5 millions auprès de la banque. Le liquidateur du fonds de l’économie sociale et durable intentera-t-il une action en justice contre KBC ? L’affaire qui suit est interpellante. Il semble bien que l’État fédéral, par le biais du Fonds de participation, ait fait une croix sur une enveloppe de 25 millions d’euros perdue au travers des CDO de KBC. Selon nos informations, l’État n’a pas jugé nécessaire d’entamer d’action en justice pour récupérer les montants en question, jugeant les chances d’y arriver inexistantes !”

Selon que vous serez puissants ou misérables … ( Jean de La Fontaine)

La moitié des enfants nés à Hal-Vilvorde élevés en néerlandais

Source : http://www.lavenir.net

Un peu plus de la moitié (51,5%) des enfants nés à Hal-Vilvorde l’an dernier auront le néerlandais pour langue maternelle, selon le dernier rapport de Kind and Gezin, l’agence flamande en charge des services liés à l’enfance.

Cette proportion, qui s’élève à 64,8% si l’on considère tout le Brabant flamand et à 74,9% pour la Flandre, est en baisse. Deux ans plus tôt, la proportion d’enfants élevés en néerlandais se chiffrait encore à 54,8% à Hal-Vilvorde et à 77,1% en Flandre.

Les chiffres sont particulièrement bas dans les communes de la périphérie de Bruxelles: 2,9% à Linkebeek, 4,1% à Drogenbos, et 7,5% à Crainhem. Dans ces communes, le français est beaucoup plus souvent la langue maternelle des enfants, sans pour autant être la langue exclusive. A Crainhem, par exemple, la part du français représentait 50,5% l’an dernier.

La N-VA a commenté ces chiffres en soulignant qu’ils montraient le processus de perte d’influence du néerlandais(«ontnederlandsing») et la nécessité de continuer d’investir dans la politique d’intégration («inburgering»).

Périphérie: l’heure de vérité

En Belgique, il y a des questions aussi impossibles que le sexe des anges. Non pas parce qu’il est impossible d’y répondre, mais parce qu’il est interdit de poser la question. En voici une : s’ils devaient choisir, les électeurs des six communes à facilités opteraient-ils pour Bruxelles, ou se sentent-ils davantage des habitants de la périphérie flamande de Bruxelles ?

Depuis l’interdiction des recensements linguistiques, en 1962, cette question ne trouve plus de réponse précise. Pas plus qu’on ne sait avec certitude qui est francophone et flamand en périphérie, qui se sent flamand, bruxellois et qui n’en a cure.

Mais par un effet inattendu de la sixième réforme de l’Etat, ces questions légitimes vont très certainement recevoir une réponse assez précise.

Pour ce scrutin, les électeurs des six communes à facilités auront le choix de voter pour une liste bruxelloise ou pour une liste du Brabant flamand. Suis-je davantage un Bruxellois ? Ou suis-je davantage un habitant de la périphérie ? Par son vote, l’électeur va exprimer sa préférence. Et c’est nouveau.

Détails sur le Soir du 12 août 2013

Une bombe sous le volet judiciaire de l’accord BHV

Le Vif du mardi 06 août 2013 à 10h13

Il est fort probable que les francophones et les néerlandophones doivent renégocier la scission de l’arrondissement judiciaire Bruxelles-Hal-Vilvorde. L’accord conclu ne prévoit pas assez de juges néerlandophones. C’est ce que rapporte le journal de Tijd.

Déjà en octobre 2011, il s’est avéré que l’accord sur la scission de l’arrondissement judiciaire était basé sur des statistiques erronées. Le journal De Tijd a pu étudier le rapport et confirmer cette supposition. Jusqu’ici le problème avait été tenu secret “pour ne pas brusquer les francophones”, écrit le journal.

Chiffres erronés

L’accord BHV stipule qu’à l’avenir il y aura seulement 20 pour cent de juges bruxellois néerlandophones alors qu’à présent un juge sur trois à Bruxelles est néerlandophone. Même si quelques mois plus tard il s’est avéré que les chiffres utilisés lors des négociations étaient erronés et qu’il fallait plus que 20% de juges néerlandophones, les partis francophones n’ont plus voulu changer l’accord d’un iota.

En juillet l’année passée, la ministre de la Justice Annemie Turtelboom (Open Vld) a demandé au réseau de conseil KPMG de mesurer la charge de travail des juges bruxellois. Sur base de sources bien informées, De Tijd révèle que les rapports de KPMG concluent que le tribunal de travail, par exemple, nécessite 34 % de juges néerlandophones.

Si l’accord BHV prévoit 5 juges du travail néerlandophones, il en faudrait 12 selon KPMG. C’est même davantage que les 9 juges du travail néerlandophones actuellement actifs à Bruxelles. Pour le tribunal bruxellois de première instance – le plus grand tribunal – KPMG conclut que le département civil doit compter plus de 35 % de juges néerlandophones. Et pour le tribunal de première instance dans sa globalité, KPMG estime qu’il faut 29 % de néerlandophones, donc également davantage que ce qui a été convenu.

L’impasse totale

Selon De Tijd, le rapport KPMG est prêt depuis des semaines, mais on n’en parle pas pour ne pas offusquer les francophones. La ministre de la Justice Annemie Turtelboom (Open VLD) et le Secrétaire d’État aux Réformes institutionnelles Servais Verherstraeten (CD&V) font savoir que le rapport a été transféré à un comité de suivi qui continuera à y travailler après les vacances.

Certains magistrats côté francophone mettraient en doute la stratégie de KPMG et se seraient plaints de sa méthode de calcul. “Si les politiques francophones reprennent cette critique, l’impasse est totale”, écrit le journal.