Insultes et chants anti-wallons au festival Pukkelpop

Nathanaël pris à partie par des jeunes au festival Pukkelpop

Souce : La DH du 23/08/2022

Nathanaël a été la cible de propos racistes, de saluts nazis ainsi que de chants anti-wallons au festival Pukkelpop qui se déroulait près d’Hasselt.

Ce Verviétois de 21 ans ne gardera pas un souvenir impérissable du festival Pukkelpop 2022. En effet, comme il le confie à nos confrères de la RTBF, lui et son ami Pierre ont été pris pour cible par un groupuscule de personnes.

Tout commençait dans la nuit de vendredi à samedi quand ils ont été la cible d’insultes. “On a reçu des insultes et des chants anti-wallons pendant toute la nuit. Des gens nous ont insultés en nous disant qu’on ne parlait pas français ici, que c’était seulement le néerlandais, et que pour le reste, il fallait dégager. Pire que ça, on est venu uriner sur notre tente et on a dit à mon meilleur ami : soit vous bougez la tente, soit on vous bougera nous-mêmes à midi”, confient-ils à nos confrères.

Et ça ne s’est pas arrêté là puisque le lendemain, des jeunes de 16 à 18 ans ont qualifié le jeune homme métis de “nègre”. “Après avoir dit ce mot, ils m’ont regardé. Et le deuxième événement qui s’est passé, c’est qu’au concert de Pendulum, il y a des gens qui sont allés au milieu et qui ont commencé à faire des saluts nazis jusqu’à ce qu’ils me regardent droit dans les yeux en imitant la moustache d’Hitler et en refaisant un salut nazi. C’est certain que si j’avais été blanc, ça ne serait pas arrivé” estime-t-il, lui qui a porté plainte à la police d’Anvers.

Du côté d’UNIA, le centre de lutte contre le racisme et la discrimination, également interrogé par nos confrères, ce témoignage n’étonne pas. “On sait que des comportements à caractères racistes existent dans notre société. On le voit sur les terrains de football, dans les cours de récréation, on le voit sur les lieux de travail et donc dans un festival, ce sont des choses qui malheureusement arrivent. Et le fait de viser des personnes en raison de leur origine ou de la langue qu’ils parlent est malheureusement quelque chose que l’on constate.”

Un boulanger de Tervuren réprimandé pour l’usage du français dans son commerce

Rappelons que l’usage des langues n’est obligatoire qu’en matière judiciaire et administrative.

Un boulanger-pâtissier installé depuis 19 ans à Tervuren, commune jouxtant la Région bruxelloise, a reçu une lettre de réprimande signée du gouverneur de la province du Brabant flamand concernant l’usage du français -et non du néerlandais- dans son commerce, relate mercredi Sudpresse ce 18-05-22.

Le boulanger Dekimpe a grandi en France et en Belgique, y compris en Flandre. Il a suivi des cours de langue. Sa femme répond toujours en néerlandais. Leurs collaborateurs sont bilingues, ainsi que leurs publications Facebook et Instagram.

Le courrier officiel de Jan Spooren à Didier Dekimpe fait suite à la dénonciation d’un client “outré”, pointant la langue utilisée par le personnel pour parler aux clients, après qu’il lui eut été demandé de communiquer en français, selon la missive publiée.

En l’absence de règle, le choix de la langue est libre, sur base constitutionnelle, concède le gouverneur Spooren (N-VA), qui juge cependant “dommage” que des entreprises qui choisissent de s’établir dans une commune néerlandophone “négligent le néerlandais dans leurs contacts avec la clientèle”. Outre la “rancœur” des habitants, cela complique l’intégration, selon lui.

Où va le néerlandais ?

Source : l’Express

Extrait de l’article intitulé : Les Pays-Bas se globalisent au point de disparaître

Les Néerlandais avaient déjà le sentiment que leur langue était en train de mourir, mais la nouvelle a quand même été un choc : l’Université Libre d’Amsterdam, autrefois synonyme de calvinisme néerlandais, a supprimé son cursus de lettres et de littérature néerlandaise, qui existait depuis des siècles, en raison du manque d’intérêt qu’il suscite.
Ses cinq professeurs dispensent actuellement leurs cours à exactement cinq élèves en première année. Plus généralement, le néerlandais disparaît des universités néerlandaises : de plus en plus de cursus du premier cycle, et 70 % des masters sont entièrement enseignés en anglais. (…)

Communiqué de presse de l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF)

Minorités nationales: Les Francophones de Flandre déterminés à être entendus par le Groupe d’experts de la CIPE.

De Haan, le 4 juillet 2018 – “S’agit-t-il d’un simple ‘oubli’ ou, plus grave, d’une ‘manœuvre politicienne’ pour ne pas déplaire aux nationalistes flamands de la N-VA qui ne veulent pas entendre parler de minorité francophone sur le sacro-saint territoire de la Flandre, toujours est-il que les Francophones de Flandre n’ont pas été consultés par le Groupe d’experts de la Conférence interministérielle de politique étrangère (CIPE) chargés de définir le concept de minorité nationale.”, peut-on lire dans le dernier numéro de “Nouvelles de Flandre”, organe de l’Association pour la promotion de la francophonie en Flandre (APFF).

Et à son directeur, Edgar Fonck, de poursuivre: “Les experts étaient pourtant favorables à une telle consultation.

Rétroactes – Lors du deuxième Examen périodique universel (EPU) de la Belgique à l’ONU début 2016, la Suisse et la Hongrie ont recommandé à notre pays de ratifier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales. Suite à cela, la Coalition des associations francophones de Flandre (CAFF) (1), par la voix de l’Association pour la promotion de la francophonie en Flandre (APFF), a demandé, le 2 mai 2016, de rencontrer le Groupe d’experts de la CIPE.

Précisons que la CIPE est placée sous la présidence du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) et qu’elle réunit des représentants du gouvernement fédéral et des entités fédérées pour discuter de dossiers interfédéraux de politique étrangère. Parmi ces dossiers figure l’épineux dossier de la ratification de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales que la Belgique a signée en 2001, mais qu’elle n’a toujours pas ratifiée 17 ans plus tard.

Assez curieusement, notre demande de rencontrer les experts de la CIPE est restée sans réponse depuis lors.

Quelle n’a pas été notre surprise, en ayant finalement accès, récemment, au rapport de la réunion du groupe d’experts du 14 juin 2016, de découvrir, deux ans plus tard, que notre demande avait bel et bien été prise en compte à l’époque! (…)

Trois actions concrètes sont discutées dans ce fameux rapport:
– La visite d’une délégation du groupe d’experts au Conseil de l’Europe à Strasbourg;
– Une nouvelle réunion du groupe d’experts, à laquelle d’anciens ou actuels membres du Comité consultatif seraient invités;
– L’éventuel accueil de l’Association pour la promotion de la francophonie en Flandre (APFF) ‘qui a fait une demande formelle en vue d’une rencontre avec le groupe de travail’.

Le point 4 du rapport, intitulé ‘contacts éventuels avec les associations concernées’, nous intéresse tout particulièrement. ‘En ce qui concerne l’APFF, les membres estiment nécessaire de prendre par avance connaissance de leurs points de vue et questions ainsi que, le cas échéant, de ceux d’autres associations concernées qui le solliciteraient.

Leurs points de vue et questions au sujet de la Convention-cadre peuvent en effet être utiles pour compléter plus avant la liste de questions du Comité consultatif avec des questions concrètes ‘du terrain’. Les experts présents estiment par ailleurs intéressant d’apprendre de telles associations dans quelle mesure certaines minorités éventuelles souhaitent se voir protégées en tant que telles, étant donné que ce souhait est également une condition de l’application de la Convention-cadre.’

Viennent ensuite les ‘conclusions opérationnelles’ dont la première concerne l’APFF: ‘Il est convenu que le président confirme à l’APFF qu’il a communiqué leur requête en vue d’une rencontre avec le groupe d’experts, sans avoir reçu de réponse définitive, et les invite au nom du groupe d’experts à transmettre leurs points de vue et questions par écrit, de manière à ce que le groupe d’experts puisse en prendre connaissance avant de décider d’une éventuelle rencontre’.

Saluons la position des experts de la CIPE qui tient compte des recommandations de l’ONU (2). L’ONU précise que ‘la reconnaissance du statut de minorité ne relève pas de la seule décision de l’État. (…) Tout doit être fait pour garantir le respect du principe d’auto-identification. Et la société civile et les groupes minoritaires doivent être associés à l’ensemble du processus’. (…)

Forts de ce que nous venons d’apprendre, nous sommes plus déterminés que jamais:
– à être enfin entendus par les experts de la CIPE;
– à vouloir que soit relancé le processus de ratification de la Convention-cadre car, d’après Le Vif/L’Express, il semblerait que les experts ne se soient plus rencontrés depuis la réunion de 2016 et;
– à réclamer l’ouverture d’un large débat sur la question des minorités nationales. Cette initiative a d’ailleurs été soutenue, pendant la dernière campagne électorale, par notre Premier ministre actuel, alors président du MR.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire !”

(1) La Coalition des associations francophones de Flandre (CAFF) regroupe six associations représentatives des 310.000 francophones de Flandre, en ce compris la périphérie de Bruxelles et l’entité des Fourons : l’Action Fouronnaise, l’Association culturelle de Dilbeek (ACD), l’Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités (ADHUM), l’Association francophone de Leeuw-Saint-Pierre, l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) et Citoyens de Zaventem.
(2) Recommandations formulées par le Forum sur les questions relatives aux minorités du Conseil des droits de l’homme, vingt-huitième session, A/HRC/28/77 § 10 et 24.

Bruxelles est francophone à 92%

4/12/17 – 06h08 Source: Belga

Selon les données linguistiques tirées des déclarations fiscales 2017, Bruxelles est francophone à 92%, rapporte La Libre Belgique lundi sur base d’une réponse du ministre des Finances, Johan Van Overtveldt (N-­VA), adressée au député fé­déral Gautier Calomne (MR).
M. Calomne a demandé au ministre le “sexe linguistique” des déclarations IPP dans les communes à facilités et à Bruxelles. Dans ces zones, les administrés doivent dé­voiler leur préférence linguistique à l’occasion de leur rapport annuel avec l’administration fiscale. Il en ressort que 92% des habitants reçoivent leur déclaration pour l’impôt des personnes physiques (IPP) en français.

Ces données ne sont pas aussi précises qu’un recensement linguistique, mais les informations tirées des déclarations IPP donnent tout de même une bonne indication du poids réel de la “francophonie”, observe La Libre Belgique. Le quotidien rappelle que les véritables recensements ne sont plus possibles depuis la fixation de la frontière linguistique en Belgique en 1962.

De plus en plus de Bruxellois déménagent vers la périphérie flamande

DH du 8/11/17 – 21h35

Le nombre de résidents de la Région de Bruxelles-Capitale qui déménagent vers l’une des 19 communes de la périphérie flamande est passée de 11.043 à 13.686 par an sur la période entre 2005 et 2015. L’augmentation est davantage marquée chez les non Belges (de 2.254 à 4.256) que chez les Belges (de 8.789 à 9.430), indique le rapport “Vlaamse Rand. Een blik op de Vlaamse Rand 2017” du service d’étude du gouvernement flamand.
Entre 2006 et 2016, la population de la périphérie flamande a augmenté de 31.078 unités pour atteindre 424.099 personnes, avec une croissance relativement stable de 3.000 à 4.000 habitants en plus par an. Les communes de Machelen (+18,1%), Zaventem (+15,3%) et Vilvorde (+15,3%) ont connu les augmentations les plus importantes.

5,3 % de Flamands à Bruxelles

Par Christophe Lamfalussy

On savait que les Flamands étaient minoritaires dans leur capitale, Bruxelles. Ils le sont bien plus qu’on ne le pense selon une étude réalisée par deux démographes qui estiment que les néerlandophones ne constituent plus que 5,3 % de la population de la région Bruxelles-Capitale face à une majorité de francophones et d’étrangers venus de l’Union européenne et d’ailleurs.

La tendance devrait se renforcer d’ici à 2020 selon les deux démographes.

Cette étude, que “La Libre Belgique” révèle ici, montre par ailleurs que la tache d’huile tant redoutée par les Flamands est bien une réalité puisque 10 000 Bruxellois s’installent chaque année en périphérie, tandis que 12 000 autres prennent la direction de la Wallonie, la plupart à la recherche de maisons unifamiliales moins chères.

Ces départs sont largement compensés par l’arrivée de ressortissants étrangers qui internationalisent progressivement Bruxelles, avec des revenus très élevés ou très bas, comparés aux standards belges.

Chaque année, Bruxelles-Capitale enregistre un solde positif avec l’arrivée de 20 000 ressortissants étrangers, soit la taille de la population d’une commune comme Koekelberg. Les Belges d’origine étrangère – en ce compris l’importante communauté belgo-marocaine qui bénéficie de la double nationalité – sont exclus de ce calcul, qui ne tient compte que des personnes ayant conservé leur seule nationalité étrangère.

Comme les grandes métropoles internationales, Bruxelles se métamorphose et l’enthousiasme des jeunes Belges à habiter la capitale – tant qu’ils n’ont pas d’enfants – ne suffit pas à compenser les déménagements vers les régions les moins chères en matière d’immobilier. “La capitale se remplit d’étrangers”, disent les deux démographes, “avec 19 668 étrangers nets en plus chaque année. La capitale se vide des Belges, avec 12 247 Belges nets en moins chaque année”.

L’étude a été réalisée par André Lambert et Louis Lohlé-Tart, deux anciens démographes de l’UCL qui se sont installés à leur compte en créant en 1982 l’ASBL Adrass (Association pour le Développement de la Recherche Appliquée en Sciences Sociales) qui travaille au contrat pour des administrations en Belgique et à l’étranger. A la fin des années 70, André Lambert avait prévu l’explosion du chômage en Belgique en raison notamment de l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail. Plus récemment, en 2008, l’équipe a aussi revu à la baisse le nombre de morts causés par le conflit en République Démocratique du Congo (RDC), arrivant au chiffre de 183 000 morts et obligeant plusieurs ONG à revoir les chiffres fantaisistes qu’ils avaient diffusés.

“Le rapport sur Bruxelles a été fait en mai et juin derniers, par intérêt personnel”, raconte André Lambert. “Nous avons extrapolé les données de l’INS (l’ex-Institut National de Statistiques, NdlR), qui malheureusement s’arrêtent à 2008, et nous les avons recoupées avec des données comme les déclarations fiscales, le pourcentage des votes, les actes de naissance et les chiffres disponibles dans les administrations communales.”

Ce rapport de vingt pages éclaire l’importance et la complexité des négociations communautaires en cours puisqu’il souligne que la tendance lourde – Bruxelles, de moins en moins flamande, de plus en plus internationale – se confirme, et même s’accélère.

Bruxelles non seulement change mais aussi grandit malgré le corset politique imposé par la Flandre. Selon le rapport “Brussels Studies” publié en 2009 par deux géographes et deux démographes belges, le mouvement migratoire hors de Bruxelles s’est inversé en 1995 avec l’arrivée de plus en plus d’étrangers. La barre du million d’habitants dans les dix-neuf communes bruxelloises a été dépassée en 2005.

Le dossier devient de plus épineux quand on voit que la quasi-totalité des bébés nés de parents étrangers deviennent Belges dans l’ordre linguistique francophone. Ainsi trois pour cent seulement des actes de naissance sont rédigés en néerlandais à Bruxelles-Ville.

L’immigration – ce n’est pas neuf – devient donc un enjeu majeur sur le plan électoral et un réservoir à voix pour les partis francophones. A l’inverse, les partis néerlandophones perdent en influence. Ceci explique pourquoi la Flandre met les bouchées doubles pour développer à Bruxelles une infrastructure (crèches, écoles, cours d’intégration sociale) qui permette d’attirer à elle une partie de l’immigration.

Les deux démographes évaluent à 66,5 % la population belge francophone à Bruxelles, à 28,1 % la proportion de ressortissants étrangers et à 5,3 % le nombre de Belges néerlandophones. Cette fourchette est bien inférieure aux 10 à 15 % de Flamands à Bruxelles que les estimations livrent habituellement.

Il y aurait donc quelque 55000 Flamands vivant dans la région bruxelloise, pas beaucoup plus que les 41 000 Français et 40000 Marocains, les deux communautés étrangères les plus importantes de Bruxelles (voir l’épinglé ci-dessous).

En extrapolant les chiffres de 2008, l’Adrass estime que la population belge néerlandophone va perdre à Bruxelles-Capitale près de 12000 personnes d’ici 2020. L’arrivée de jeunes Flamands attirés par Bruxelles la cosmopolite ne devrait donc pas faire basculer la tendance lourde.

En Belgique, pour ne pas stigmatiser une partie de la population, les statistiques ne tiennent pas compte de la répartition des habitants selon la langue, la religion ou l’origine ethnique. Le dernier recensement linguistique date de 1947, ce qui explique l’imprécision des chiffres sur la présence flamande à Bruxelles. Mais les deux démographes ont décidé de contourner ce tabou en utilisant toutes les ressources disponibles. “Les scientifiques que nous sommes pensent que cette attitude est dommageable et qu’une vraie démocratie ne devrait avoir peur de rien”, écrivent-ils.

Infos : adrass@skynet.be

Les communes à facilités de la périphérie bruxelloise continuent à se franciser

Mme Pas tire cette conclusion de l’analyse du nombre de déclarations fiscales envoyés en français ou en néerlandais aux habitants de ses six communes (Crainhem, Drogenbos, Linkebeek, Rhode-Saint-Genèse, Wemmel et Wezembeek-Oppem).

Entre 2010 et 2015, le nombre de déclarations en néerlandais a reculé de 13.324 à 12.041. Alors que celles en français sont passées de 31.624 à 32.525 au cours de la même période. C’est surtout à Rhode-Saint-Genèse que la baisse a été sensible, soulignent les chiffres cités par la députée d’extrême droite dans un communiqué.

Selon elle, deux autres indicateurs du nombre de locuteurs francophones ou néerlandophones dans ces communes sont les résultats électoraux et les chiffres fournis par Kind en Gezin, l’équivalent flamand de l’Office de la naissance et de l’enfance (ONE).

Le Vlaams Belang a une nouvelle fois exhorté le gouvernement flamand à mener une politique donnant la préférence aux familles flamandes lors de l’attribution de logements sociaux et favorisant l’accession au logement.

Mme Pas a également rappelé son souhait de voir supprimées les facilités accordées aux habitants francophones de ces communes faute de qui “les Flamands continueront forcément à partir”.

Les langues dans le monde

Classement en fonction du nombre des locuteurs.

1. Chinois Mandarin – Chine, Singapour, Taïwan – 1 080
2. Anglais – Etats-Unis, UK, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Inde, Afrique – 508
3. Espagnol – Espagne, Amérique Latine – 382
4. Hindi – Inde, Pakistan – 315
5. Français – France, Canada, Belgique, Luxembourg, Suisse, Afrique, Océanie, Antilles, Asie du Sud-Est- 290
6. Russe – Russie, CEI – 285
7. Malais-indonésien – Indonésie, Malaisie, Singapour, Brunei – 260
8. Arabe – Afrique du Nord, Moyen-Orient – 230
9. Portugais – Brésil, Portugal, Angola, Mozambique, Guinée Bissau – 218
10. Bengali – Bangladesh, Inde – 210

Selon un rapport de l’OIF (Organisation internationale de la francophonie), le nombre de personnes qui parlent le français a connu une progression spectaculaire, passant de 220 millions en 2010 à 274 millions en 2014. La langue française est ainsi la 5ième langue mondiale, en progression de 7 %. La majeure partie de la progression se situerait en Afrique subsaharienne avec des progressions de l’ordre de 15 à 30%.

Le français est en outre la 2ième langue la plus apprise dans le monde, enseignée par 900.000 professeurs. Cela se justifie en partie par l’importance économique de la maîtrise du français qui est après l’anglais et le chinois la 3ième langue des affaires dans le monde.
Le français est également la 4ième langue d’internet et 2ième langue d’information internationale dans les médias.

Quant au néerlandais, 21 millions de personnes le parlent dans le monde, en comptant l’afrikaans. (46ième position !)