Où va le néerlandais ?

Source : l’Express

Extrait de l’article intitulé : Les Pays-Bas se globalisent au point de disparaître

Les Néerlandais avaient déjà le sentiment que leur langue était en train de mourir, mais la nouvelle a quand même été un choc : l’Université Libre d’Amsterdam, autrefois synonyme de calvinisme néerlandais, a supprimé son cursus de lettres et de littérature néerlandaise, qui existait depuis des siècles, en raison du manque d’intérêt qu’il suscite.
Ses cinq professeurs dispensent actuellement leurs cours à exactement cinq élèves en première année. Plus généralement, le néerlandais disparaît des universités néerlandaises : de plus en plus de cursus du premier cycle, et 70 % des masters sont entièrement enseignés en anglais. (…)

Les règles linguistiques flamandes violent le droit européen en matière de factures

D.H. Publié le jeudi 21 avril 2016 à 13h41 – Mis à jour le jeudi 21 avril 2016 à 14h16

C’est en tout cas la conclusion de l’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne (basée à Luxembourg) : l’obligation prévue par un décret de la Communauté flamande d’établir des factures transfrontalières exclusivement en néerlandais, sous peine de nullité, enfreint le droit de l’Union expliquent nos confrères de La Libre Belgique.

Ce constat de violation des règles européennes par la Flandre a été établi dans un litige relatif à des factures impayées entre New Valmar, une société établie en Flandre, et Global Pharmacies Partner Health (GPPH), une société établie en Italie.

C’est assez ironique : les factures rédigées par la société flamande l’ont été en italien mais sont contestées par l’italienne GPPH pour non-respect des règles linguistiques …flamandes. Difficile à suivre mais, en résumé, GPPH joue sur le droit flamand pour réclamer l’annulation de son ardoise. Pour se défendre, New Valmar a contesté la légalité des règles linguistiques flamandes en expliquant qu’elles étaient contraire au droit européen. En particulier, aux règles relatives à la libre circulation des marchandises.

Le tribunal de commerce de Gand, où l’affaire était initialement examinée, a renvoyé le dossier au niveau de la Cour de Justice via le mécanisme des questions préjudicielles. Et l’avocat général de la Cour a donné raison à New Valmar : selon lui, les règles linguistiques flamandes excèdent notamment ce qui est strictement nécessaire pour promouvoir l’usage du néerlandais.

La Commission européenne demande des informations sur le ruling fiscal de la KBC

Source : Le Soir du 02-04-2014
La Commission européenne a introduit auprès des autorités belges une demande d’information relative au ruling fiscal dont a bénéficié KBC le mois passé, rapporte L’Echo mercredi. Le cabinet du ministre des Finances indique qu’il collaborera pleinement avec les instances européennes et réfute avoir voulu pousser une décision en faveur du bancassureur.

La Direction générale de la Concurrence de la Commission européenne a introduit une demande d’information afin de déterminer les conditions dans lesquelles la décision a été prise. La Commission européenne enquête actuellement sur le principe du mécanisme du ruling, qu’elle soupçonne de cacher des aides d’Etat.

Cette décision favorable de ruling avait été prise sans les membres francophones du Service des décisions anticipées (SDA) du SPF Finance, alors que ceux-ci avaient exprimé de vives réticences sur le mécanisme qui vise l’imposition des intérêts sur les prêts consentis à des filiales et pourrait coûter des dizaines de millions d’euros à l’Etat.

L’indépendance de la Flandre lui coûterait 237 milliards d’euros

Source : De Morgen

DeWarandeD’après le groupe de réflexion séparatiste De Warande, le prix à payer pour l’indépendance de la Flandre serait de 237 milliards d’euros. Ce montant correspond à la reprise d’une partie de la dette publique de la Belgique et au maintien temporaire des transferts financiers entre le nord et le sud du pays. Dans son dernier livre “Belgique. La mission impossible” (België. De onmogelijke opdracht), Remi Vermeiren, ancien haut dirigeant de la banque KBC et actuel membre éminent du groupe de réflexion séparatiste, propose une clé de répartition selon laquelle la Flandre prendrait à sa charge 55% de la totalité de la dette publique. Ce qui correspond à environ 203 milliards d’euros vu le niveau actuel de la dette.

Brussels Metropolitain : une action commune de 4 organisations patronales

logoBMLa métropole bruxelloise forme en outre un ensemble de plus en plus homogène avec la Flandre et la Wallonie limitrophes. Il lui manque cependant une stratégie de développement socio-économique globale et une valorisation suffisante de ses atouts. Cette situation a incité les organisations patronales interprofessionnelles des trois régions – VOKA, BECI et UWE – à développer, en collaboration avec la FEB, une stratégie de développement économique commune, sur laquelle ces organisations grefferont d’autres initiatives.

L’objectif est donc de valoriser davantage les atouts de la métropole bruxelloise pour créer davantage d’activités économiques et d’emplois à Bruxelles et dans sa grande périphérie économique, avec les immanquables retombées positives pour le reste du pays. Une attention toute particulière sera accordée à la création d’emplois pour les nombreux travailleurs peu qualifiés que compte Bruxelles.

Voir le site de BM : http://www.brusselsmetropolitan.eu/FR/

Ce que la Flandre fait seule, elle ne le fait pas mieux !

Dans son livre intitulé “Een beter België, een federale toekomst voor ons land”, Paul De Grauw constate que “Les réformes de l’Etat n’ont rien apporté économiquement à la Flandre”. Une Flandre prospère freinée par une Wallonie pauvre, ce cliché s’avère contestable. Paul De Grauwe compare la Flandre et la Wallonie à la lumière des différences de croissance. Il constate que les réformes répétées de l’Etat au cours de ces trente dernières années n’aboutissent pas à une meilleure dynamique économique. “L’économie flamande n’a pas progressé plus vite que celle de la Wallonie. La croissance de la Flandre a stagné durant la décennie passée et a même reculé ces dernières années, la différence entre la Flandre et la Wallonie devenant de plus en plus limitée. Les nationalistes flamands prétendent que tout ira mieux si on transfère toujours plus de compétences à la Flandre. Mais c’est une profession de foi. J’ai pensé la même chose pendant longtemps mais les chiffres ne trompent pas et il n’y a aucune preuve de ce fait”,

L’élargissement du Ring de Bruxelles exposerait un million de personnes à un excès de particules fines

Près d’un million d’habitants, 967.525 pour être exact, de Bruxelles et de sa périphérie, vont respirer beaucoup trop de particules fines si le gouvernement flamand décide de poursuivre son plan d’élargissement du Ring de Bruxelles, explique le Bond Beter Leefmilieu (BBL), une association environnementale flamande.

Le gouvernement bruxellois peine à masquer son malaise sur ce dossier

Le BBL a comparé les chiffres de l’étude d’incidences sur l’environnement (MER – Milieueffectenrapport) pour « l’optimalisation » du ring bruxellois, aux normes de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS). Près d’un million d’habitants de Bruxelles et de sa périphérie, dont 200.000 sont des enfants de moins de 18 ans et donc très sensibles, seront exposés à trop de particules fines (PM 2,5).

« Nous pouvons seulement en conclure que le gouvernement flamand n’a pas été sensibilisé aux particules fines et à la santé de sa population lorsqu’il a pris la décision d’élargir le ring bruxellois », explique Erik Grietens du BBL.

Les flamands surreprésentés au top des entreprises belges

Les chiffres exclusifs révélés ce jeudi par Trends-Tendances sont implacables : dans les entreprises comptant plus de 100 employés, les flamands dominent les francophones à tous les postes clés.

Trends-Tendances s’attaque ce jeudi à un sujet tabou : la domination flamande dans les entreprises à vocation nationale. Les chiffres exclusifs issus de la base de données du Trends Top le démontrent : les postes-clés sont largement trustés par des flamands. Bien souvent, les francophones doivent se contenter des miettes.

A la tête des grandes entreprises basées en Belgique (plus de 100 employés), on retrouve deux fois plus de CEO flamands que de CEO francophones. La proportion est identique au niveau des comités de direction. Tous les autres postes stratégiques sont eux aussi dominés par des flamands. 70 % des directeurs financiers, 71 % des directeurs juridiques, 71 % des directeurs marketing, 73 % des responsables des ressources humaines, 74 % des directeurs commerciaux… sont flamands.

Parlement européen : vers un siège unique

“Une nouvelle fois, les anti-Strasbourg ont obtenu gain de cause”, déplorent Les Dernières Nouvelles d’Alsace au lendemain de l’adoption par la commission des Affaires constitutionnelles du Parlement, par 22 voix contre 4, d’un rapport demandant que les députés européens puissent choisir eux-mêmes le lieu de leurs sessions plénières.

Le quotidien strasbourgeois écrit que le rapport, “lancé à l’initiative d’élus notoirement anti-Strasbourg” et “qui n’a pas de valeur législative”, demande que les chefs d’Etat et de gouvernement, seuls à pouvoir décider, à l’unanimité, de changer le siège d’une institution, cèdent cette prérogative au Parlement lui-même. Une majorité solide d’élus européens conteste les déplacements mensuels à Strasbourg. Et c’est là, justement, qu’ils devraient approuver ce rapport lors de leur session plénière de novembre prochain.

A Londres, le Daily Telegraph, jamais tendre envers les institutions européennes, soutient plutôt la position de la commission des Affaires constitutionnelles, et souligne l’impact sur l’environnement des deux sièges du Parlement européen : Les allers-retours constants entre Bruxelles et Strasbourg, au nombre de deux ce mois-ci, rejettent l’équivalent de 20 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

Le péage bruxellois divise la majorité

Le cdH juge la comparaison avec Londres erronée. La majorité est plus divisée que jamais sur le dossier du péage de la Capitale.

EmbouteillageLe secrétaire d’Etat bruxellois à la Mobilité va un peu vite en besogne en se positionnant dès aujourd’hui en faveur d’un péage urbain. C’est le point de vue affolé de Benoît Cerexhe, chef de groupe CDH au Parlement bruxellois, pourtant ancien ministre et membre de la majorité régionale. Dans le cadre d’un voyage d’étude à Bordeaux, Bruno De Lille (Groen) avait en effet plaidé pour l’instauration rapide d’un péage forfaitaire même s’il préférait le principe, plus juste, de la tarification au kilomètre. Celle-ci n’est techniquement pas applicable dans les dix ans et il faut donc se résoudre au péage “à la londonienne” pour résorber le trafic auto dans la capitale, estimait-il. Il rappelait, sur base d’une étude dont on attend toujours les résultats finaux, qu’une telle mesure pourrait rapporter quelque 300 millions d’euros nets à la Région. Autant de moyens à réinjecter dans la politique de mobilité à Bruxelles.