Le péage bruxellois divise la majorité

Le cdH juge la comparaison avec Londres erronée. La majorité est plus divisée que jamais sur le dossier du péage de la Capitale.

EmbouteillageLe secrétaire d’Etat bruxellois à la Mobilité va un peu vite en besogne en se positionnant dès aujourd’hui en faveur d’un péage urbain. C’est le point de vue affolé de Benoît Cerexhe, chef de groupe CDH au Parlement bruxellois, pourtant ancien ministre et membre de la majorité régionale. Dans le cadre d’un voyage d’étude à Bordeaux, Bruno De Lille (Groen) avait en effet plaidé pour l’instauration rapide d’un péage forfaitaire même s’il préférait le principe, plus juste, de la tarification au kilomètre. Celle-ci n’est techniquement pas applicable dans les dix ans et il faut donc se résoudre au péage “à la londonienne” pour résorber le trafic auto dans la capitale, estimait-il. Il rappelait, sur base d’une étude dont on attend toujours les résultats finaux, qu’une telle mesure pourrait rapporter quelque 300 millions d’euros nets à la Région. Autant de moyens à réinjecter dans la politique de mobilité à Bruxelles.